Un Patient parle…

Publié en ligne le 9 mars 2011

Par Bernard MULDWORF

Les psychiatres, les psychanalystes sont, semble-t-il, des familiers de la « biographie ». Leur interlocuteur est venu en quelque sorte, essentiellement pour parler de lui, de sa souffrance, de sa misère morale ou physique, et sa plainte se profile et se tisse sur la trame de l’histoire de sa vie.

Celui qui écoute n’est pas innocent, ni désintéressé. Son écoute est active, elle travaille le discours du patient dans une visée multiple. Il cherche à faire un « diagnostic » comme on dit : ce que le patient éprouve comme souffrance, comme contrainte, comme désespoir, il l’organise (dans sa tête) en un système de significations qui correspond à un code, acquis par l’expérience et dont les conséquences ont des implications thérapeutiques. Il se dira : c’est une « Névrose obsessionnelle », c’est une « dépression », c’est une « Névrose de caractère », c’est un « état schizophrénique », etc. etc. parce qu’il a besoin de ces points de repère pour organiser et informer sa pratique. Celui qui est venu est en demande d’aide, pour apaiser ou surmonter sa souffrance.

Le discours du patient est ainsi doublement marqué par sa « pathologie » : d’une part ce dont il parle, le praticien le traduit en « symptômes » ou en « syndromes », et d’autre part son mode d’énonciation traduit en quelque sorte la nature du conflit psychique qui génère sa souffrance. (Il y a ainsi un discours « obsessionnel », un discours « hystérique », un discours « schizophrénique », etc.).

L’écoute est aussi active parce qu’elle recherche une organisation spécifique dans le discours du patient en même temps qu’elle réfère celle-ci (« l’organisation spécifique ») à l’histoire de la vie de ce patient, l’histoire de la vie et l’histoire de la maladie, constituant, pour ainsi dire, une seule et même histoire.

Ainsi, l’écoute est tendancieuse, les « événements » recueillis sont réorganisés dans la perspective d’une stratégie thérapeutique. S’agit-il alors d’une biographie ?

Si l’on admet, avec Freud, que la « pathologie » est l’exagération, l’excroissance, le grossissement au microscope, des processus d’organisation (et de désorganisation) de la vie psychique « normale », et de ses avatars, l’histoire de la maladie est nécessairement constitutive de l’histoire de la vie et celle-ci constitue, en quelque sorte, la biographie par excellence.

La pathologie, comme l’expérience commune, montrent l’importance des problèmes affectifs dans les différents désordres psychologiques. Aussi, dans ce cas, la biographie est constitutivement relationnelle, c’est-à-dire qu’elle établit des liens de causalité entre les différents éléments qui participent de la vie d’un individu. L’écoute thérapeutique est attentive à cette mise en relation des différents éléments constitutifs de la vie d’un sujet, elle se veut « psychologique », elle postule que l’histoire de la vie d’un individu détient le secret de son « caractère », de sa « personnalité », y compris dans leurs défaillances, et que le récit qui en est fait à un interlocuteur privilégié loue un rôle d’auto-élucidation, d’auto-compréhension, qui, dans ce même mouvement joue un rôle réorganisateur et thérapeutique.

L’écoute psychanalytique est plus soupçonneuse. Elle ne croit pas le locuteur sur parole. « Pourquoi me dit-il tout cela à moi » ? Tel est le questionnement qui tient en éveil l’analyste, dont l’attention n’est rien moins que « flottante ». En même temps, elle, cette écoute, est source d’informations. Mais ce qui retient l’analyste, ce n’est pas tant l’énoncé factuel des événements d’une vie que le moment de leur apparition à telle ou telle étape de la cure.

Ainsi se constitue une « biographie imaginaire », qui n’est pas nécessairement fausse, mais dont le caractère discontinu et mouvant laisse planer un flou sur les différents éléments qui la composent. Le transfert, par les différents déplacements d’images qu’il suscite joue un rôle de distorsion, de décomposition et de recomposition des images parentales qui donnent aux événements un coefficient de réalité qui varie tout au long d’une cure. Cependant, l’analyste, bien que ce ne soit pas sa préoccupation principale – du moins dans le mouvement du déroulement de la cure – peut rassembler les pièces de ce puzzle éparpillé dans un récit à la parole fluctuante, pour mettre en œuvre une « biographie » approximative.

Cependant, l’ambition de l’analyste est plus large, en même temps que son objectif est à la fois plus limité et plus précis. Le terrain de la psychanalyse est celui de la subjectivité, dans une dimension spécifique qui est celle du désir. C’est le devenir-homme et le devenir-femme, c’est-à-dire les différents processus psychiques qui œuvrent à l’instauration de l’identité sexuelle qui intéresse la psychanalyse. Ainsi, l’histoire d’une vie est recentrée par rapport aux avatars du développement psycho-sexuel, et ce décalage, s’il est source de malentendu est aussi d’une grande portée heuristique et anthropologique. La biographie, qu’elle vise à élucider les rapports d’une œuvre et d’une vie, qu’elle cherche à décrypter un « caractère » ou un « destin » ne peut échapper à l’étude des déterminations du « projet d’être » qui conditionne la vie d’un individu selon qu’il naît garçon ou fille. Non seulement les différents rôles dévolus à l’homme et à la femme par la société et l’histoire prédéterminent à l’avance les contours d’une trajectoire, mais le désir des parents s’en trouve par là-même infléchi et le positionnement de l’enfant dans la constellation familiale induira ses dispositions affectives et leurs différentes conséquences. Ce sont ces mêmes « dispositions affectives » qui vont être à l’origine d’éventuelles difficultés pathologiques, mais elles vont également conditionner sa sensibilité à certaines périodes de « crises » (sentimentales ou idéologiques), à son mode d’insertion dans un milieu socio-professionnel donné, qui les unes comme les autres peuvent être à l’origine de mutations dans l’organisation de la personnalité. C’est ce qu’on appelle « l’expérience de la vie », dont certains sujets profitent plus ou moins, mais qui fait dire à certains penseurs (pessimistes !) que l’on change moins la vie qu’elle ne nous change nous-mêmes.

Ainsi, une biographie doit permettre de dégager la marge de liberté qui échoit à un individu, entre les contraintes psychologiques issues des nécessités affectives de l’enfance et celles relatives à l’organisation des rapports sociaux.

La cure psychanalytique permet une plus grande liberté intérieure. Le reste est affaire de choix éthique ou politique.

Cependant, la problématique biographique se déploie, chronologiquement et structurellement, dans le mouvement d’insertion des virtualités infantiles au sein des processus de socialisation de la vie adulte. Le plus difficile à élucider, ce sont les mécanismes d’interactions réciproques entre les éléments qui œuvrent à la constitution de la subjectivité et leurs effets sur les choix existentiels dont l’action en retour va de ce fait en modifier la dynamique. Dans ce sens, on peut dire que la personnalité est une « création continue » et que l’histoire d’une vie maintient en permanence un coefficient d’incertitude et d’aléatoire.

C’est à ces conditions, précisément, qu’une cure est possible, et que par les modifications qu’elle induit au niveau de l’économie subjective, elle produit des effets sur le déroulement du cours même de l’existence.

Le discours du patient marque bien cette ambiguïté constitutive du récit biographique, et par là-même le caractère « à géométrie variable » de toute biographie, dans la mesure où il est ce « mixte » d’éléments de réalité et d’éléments imaginaires, qui fluctue au gré des péripéties transférentielles. Pour ces raisons profondes, le discours du patient est plus « vrai » qu’une interview (par exemple), parce que dans un cas le thérapeute reconstitue, progressivement, une histoire éclatée dont il a pour charge de repérer et de dégager les distorsions, tandis que dans l’autre, « l’interviewé » est pris dans un processus de narcissisation hagiographique que mon interlocuteur est incapable de déceler et de corriger.

La biographie ne serait-elle qu’un fait (ou un effet) de « paroles » ? Pour les historiens, les « patients » sont des documents, des textes, des écrits, marqués d’un certain coefficient de subjectivité de la part de ceux qui en sont les auteurs. Par des recoupements divers, et par une méthodologie appropriée, l’historien va à la rencontre d’une certaine objectivité, sans pour autant être complètement délivré de certains présupposés personnels. (Idéologiques ou affectifs). Le déroulement d’une cure, avec les discordances de la parole et des silences, conditionnés par les aléas du transfert, permet de montrer comment se constitue (ou se reconstitue) une histoire, dans un mouvement de déconstruction-reconstruction subordonné aux effets d’un langage pris dans les contraintes de l’affectivité.

La parole « libre » du patient n’est libre que du silence de l’analyste, qui laisse un espace, parfois vertigineux, par où s’engouffre un discours de plus en plus scandé par les irruptions de l’inconscient. Sa (fausse) cohérence (ou son incohérence) ne prend sens que d’être rapportée à un système d’intelligibilité qui restitue un nouveau texte qui va s’insérer (en apparence) dans la continuité d’une histoire. En effet, le mouvement régressif de la cure fait apparaître des désirs de plus en plus archaïques, dont le rôle de l’analyste est de pointer le caractère anachronique, mais qui se cristallisent dans des constellations signifiantes qui sous-tendent le discours du patient, lesquelles « constellations » participent du développement psycho-sexuel de l’individu, ce qui dans une certaine tradition de la psychanalyse est désigné sous le nom de « stades ». (Oralité, analité, etc.). Ces « stades » ne sont rien d’autre que les différentes étapes de la constitution de la sexualité humaine, dans son étoffe subjective spécifique qui est le désir, et dont les « pulsions partielles » conditionnent l’existence de ces désirs archaïques, dont le déroulement du transfert permet l’irruption. Le transfert est bien la mise en actes de la réalité sexuelle de l’inconscient, sans la prise en compte de laquelle il n’y a pas d’histoire individuelle possible, et encore moins de compréhension de ses éventuels dérapages pathologiques.

Ainsi, le discours du patient, plus qu’un récit biographique éclaté, est une histoire à plusieurs dimensions qui, en fait, est sa véritable histoire.

Le récit biographique traditionnel ne tient pas compte de la dimension de l’inconscient. L’imprégnation culturelle de la psychanalyse est telle qu’on croit avoir tout dit quand on fait allusion à la problématique œdipienne. En fait, la biographie traditionnelle oscille entre un psychologisme agrémenté de psychanalyse, et un sociologisme assorti de considérations plus ou moins romanesques sur « l’âme » d’un peuple.

Le discours du patient, parce qu’il s’adresse à un interlocuteur-support, lieu de son accrochage transférentiel, de ses projections fantasmatiques et imaginaires, propose une histoire réfractée, où le quotidien, le passé, le factuel, se mêlent pour constituer les linéaments dont l’organisation est au fondement de son JE.

Cette histoire à la première personne témoigne des contraintes du langage liées aux structures de la langue, mais elle traduit également l’expression du compromis imposé par le langage à la pulsion, le « langage couché » qui est celui de l’analysant livré aux pressions contradictoires des affects et des résistances, est ainsi subordonné dans son mouvement à la pluralité des personnes qui sous-tendent l’existence de son JE. JE est bien un Autre. Il est les multiples « Autres » qui ont présidé aux diverses identifications qui sont constitutives de son « Moi » et de son identité. Ainsi, identité psychologique et identité culturelle sont corrélatives l’une de l’autre, et le discours de l’analysant fait apparaître différentes strates d’imaginaires, où les images parentales sont insérées, et, en quelque sorte informées, par le jeu des filiations, par l’imaginaire culturel qui imprègne l’histoire d’une famille et de ses origines. (« Mon père était corse, mes parents sont d’origine juive polonaise, ma mère a eu une liaison avec un soldat allemand sous l’Occupation, dont je suis née », etc. etc., voilà autant d’exemples où l’identité culturelle imprègne l’identité psychologique par tout l’imaginaire qu’elle véhicule).

Le discours du patient construit, au fil d’une parole à la fois freinée et dynamisée par les affects, une histoire discontinue, qui procède par après-coup et retours en arrière, une histoire brisée, dont les brisures constituent en quelque sorte la source de ce qu’on appelle la pathologie. En ce sens, l’histoire d’un « malade » est la « véritable » biographie, parce que le (les) symptôme(s) explicitent la difficulté originaire de l’être humain à entrer dans l’ordre symbolique qui va le constituer comme sujet. L’individualité biologique est prise d’emblée dans un réseau de règles et d’interdits qui pourvoient à l’hominisation du petit de l’homme, lesquels régies et interdits sont eux-mêmes l’expression du système culturel (règles de parenté, langage) qui assignent le positionnement mutuel des sexes grâce à quoi la sexualité humaine se dégage de l’ordre animal.

Mais la sexualité ne se laisse pas aisément domestiquer, et elle induit un système relationnel conflictuel entre l’enfant et ses parents dont l’instabilité constitutive est responsable des éventuels troubles psychiques ultérieurs. Par ailleurs, elle trouve à s’investir dans toute une série de configurations sociales dans les divers éléments du domaine culturel, qui jouent plus ou moins un rôle de substitution, tout en laissant un « reste », incompressible, d’insatisfaction.

Les règles de parenté imposent à la sexualité « naturelle » une socialisation forcée qui reste toujours asymptotique, et ce sont les difficultés d’intégration des différents « moments » de la « sexualité infantile » qui font retour dans la pathologie. Ainsi, la pathologie, nous montre en quelque sorte l’envers du décor, les « parents », la « famille », tenant le devant de la scène. Le discours du patient mêle, immanquablement, tous ces éléments, parce que le mouvement régressif de la cure suscite une sorte de décomposition de la parole, qui révèle à la fois la problématique de celui qui souffre, et les rapports que cette souffrance entretient avec des moments-clefs de son développement affectif. Ainsi, l’histoire du patient est, en quelque sorte, l’histoire de ses « passions » (infantiles), avec leurs déceptions, leurs frustrations, leurs désespoirs, eux-mêmes liés à la problématique des parents, à la fois chacun pris à part, dans leur vie de couple, et également dans le mouvement de leur filiation.

De ce fait, la pathologie constitue une sorte de résumé caricatural de l’histoire du patient, une histoire en raccourci, le praticien peut déjà, à cette lumière partielle, se « faire une idée » de cette histoire, que tout le déroulement de la cure permettra de reconstituer fragments par fragments.

Est-ce tellement sûr ? Le discours du patient est fortement mobilisé par les mouvements affectifs et émotionnels issus du transfert, et selon les moments, il peut être complaisant, opportuniste, ou, au contraire, opposant et revendicatif.

Aussi est-il parasité par des phases du « roman familial », des éléments de « souvenirs-écrans », dont c’est à l’analyste de déceler (et montrer) la nature à la fois fallacieuse et significative. Mais cependant ces éléments parasites sont sources d’information (si l’on peut dire), parce que le patient ne peut avancer que masqué, et, finalement, la cure n’est rien d’autre qu’un long cheminement vers la découverte de sa vérité.

Les rêves, les fantasmes, toute la production imaginaire n’instruisent pas seulement sur le processus de constitution de la subjectivité du patient, ils sont également des éléments épars et parcellaires d’une archéologie à reconstituer.

Ainsi, l’inconscient, dont l’analyste est, paraît-il, à l’écoute des productions (ce qui est vrai par ailleurs, mais l’écoute est beaucoup moins sélective dans l’instant, elle ne le devient qu’après-coup), ces productions de l’inconscient sont les éléments d’une pré-histoire complexe qui, pour une part, sert de fondations et de fondement à ce qu’on appelle la « biographie ».

Paradoxalement, à travers le discours du patient, parce que celui-ci est à trois dimensions, l’analyste peut reconstituer une biographie en quelque sorte en « relief ». Tous ces menus événements, que l’analysant peut parfois considérer comme des « confidences » ou des « secrets », ne peuvent advenir que du fait de la situation transférentielle, qui, dans son mouvement contradictoire, dote l’analyste d’une écoute à la fois libre et partisane. La biographie n’est pas le souci principal ou immédiat de l’analyste, puisqu’il s’agit pour lui, par ses interventions ou ses interprétations de « rendre l’inconscient conscient » (en partie, bien entendu) pour libérer le patient des contraintes archaïques qui entravent sa liberté intérieure. Mais, chemin faisant, personne ne lui interdit d’apprendre des « histoires de vie » auprès de ses patients, qui peuvent, par ailleurs, être des documents cliniques utiles pour enrichir sa connaissance, à la fois des diverses logiques de l’inconscient, des ressorts profonds de l’être humain, tout cela au service d’un affinement de sa pratique. En quelque sorte le discours du patient reconstitue, « à l’horizontale », la chronologie verticale de sa vie. C’est ainsi que la diachronie se ramasse en constellations synchroniques, qui ont leur propre logique, dont c’est l’affaire même de l’analyste de déceler le secret.

Sur le divan, arrive l’écho assourdi des grands mouvements de l’histoire et de la société. L’analyste peut en faire une lecture essentiellement transférentielle. Le risque d’être réducteur peut compromettre le déroulement-même de la cure. Il peut en faire une double lecture : ses options philosophiques ou idéologiques ne sont jamais innocentes ou inopérantes. La troisième oreille, celle qui est branchée sur les pulsations de l’inconscient, ne ferme pas obligatoirement les deux autres, celles qui sont branchées sur les « bruits et les fureurs » de la vie.

Ainsi, la double lecture donne une dimension en profondeur qui ouvre sur les rapports sociaux qui, en tant que tels, n’interviennent que latéralement dans la cure, dans leurs projections fantasmatiques et imaginaires, comme supports des distorsions que le transfert impose aux images parentales, mais ces rapports sociaux, comme cadre spatio-temporel de la biographie, permettent une compréhension plus profonde des différents accidents de la vie qui peuvent être responsables du développement d’une pathologie.

Il existe en médecine le terme de décompensation, qui signifie la rupture d’un équilibre plus ou moins fragile et l’entrée dans la maladie.

Les éléments « objectifs » de l’existence, vie professionnelle, vie sentimentale, engagement idéologique, peuvent jouer un rôle « anti-décompensatoire ». C’est intéressant pour celui qui cherche à mettre en relation biographie et psycho-pathologie et qui peut, éventuellement, dans une perspective thérapeutique « directive » être amené à intervenir dans la vie de son patient.

Ce n’est évidemment pas le cas de l’analyste dont l’écoute vise le déploiement d’une parole libératrice.

Il se positionne en quelque sorte « en amont », en direction de l’inconscient. Rien ne l’empêche d’être plus curieux, d’aller vers un au-delà de la parole, « en aval », là où d’autres conflits trament les conditions de l’existence.

Pour citer cet article :

MULDWORF Bernard (2011). "Un Patient parle…".  Revue La Licorne , Numéro 14 (ÉPUISÉ) .

En ligne : http://licorne.edel.univ-poitiers.fr/document5129.php

(consulté le 22/09/2017).

Les auteurs

 
Revue La Licorne - ISSN 0398-9992
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